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13 janvier 2020

Nos Parcours Incroyables : Paul BOISSEAU-VILLAFUERTE (TBS 2012)

« Le plus grand apport de TBS concerne les soft skills appris au travers des nombreux tissus sociaux de l'école ».
Paul, actuellement  Product Manager (PM) dans l'aftermarket pour Airbus Commercial Aircraft, est co-animateur du chapter de Hambourg

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Pourquoi avez-vous choisi Toulouse, et TBS, pour suivre vos études?

Je souhaitais effectuer le choix le plus rationnel possible. Au delà du charme évident de Toulouse, je croyais fermement au potentiel qui résulte de l'ancrage de son école de commerce dans la quatrième ville de France. Pour moi, la Business School d'une métropole connaissant une telle croissance économique et démographique et bénéficiant d’un environnement universitaire aussi riche et puissant, ne pouvait que voir ses performances croitre dans le futur. J‘avais été admis à un groupe d’écoles de niveau similaire du top 10 (Neoma, Kedge..) mais TBS était dans une bonne dynamique, venait challenger le haut du tableau et était 6e durant mes deux années de classe préparatoire. J'ai donc foncé pour la combinaison gagnante: performance et douceur de vivre! Je sais que l’école a toujours tout le potentiel pour partir à la conquête de sa juste place: un top 30 européen. Il existe une corrélation évidente entre la performance de l’école, le sentiment de fierté de ses alumni  et la volonté de ces derniers de s’investir pour elle.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours étudiant à TBS ?

J'ai réalisé ma spécialisation en Marketing et mon Option Professionnelle en B2B, ce qui a été pour moi le « fit » parfait avec en vue une carrière commerciale dans de grands groupes industriels développant des produits techniques.

Avez-vous des anecdotes de promo à partager ? (Associations étudiantes, projets, professeurs)

J'ai connu le syndrome classique post-prépa: après la lourde charge de travail fournie avant l'école, dès mon arrivée je me suis investi dans les associations afin de satisfaire mon appétit social: le BDE et le « Petit Tou », le city de la ville rose. Petite anecdote: grâce à des amies de promotion,  membres de ces deux associations, j'ai connu la femme de ma vie qui étudiait alors à la TSM!

Qui êtes-vous aujourd’hui ?

Dans quelle optique êtes-vous entré(e) s dans la vie active après le diplôme ? Quelles étaient vos motivations ?

Mes expériences en stage dans des grands groupes (Lafarge, GE, Saint-Gobain) avaient renforcé ma volonté de travailler dans un groupe industriel français et d’occuper un poste de vente à l'international. Plus précisément, je voulais coupler cette envie avec mon rêve de décrocher un job en Amérique Latine. Je ne regrette pas d'avoir eu un peu de patience à la sortie de TBS  avant de pouvoir obtenir un poste de Key Account Manager (KAM) chez Airbus Helicopters au Chili, puis en Uruguay! Le produit, l'hélico, m'a tout de suite passionné pour son niveau de complexité technique et la beauté du produit.

Quelle est votre situation actuelle ? 

Je suis actuellement Product Manager (PM) dans l'aftermarket pour Airbus Commercial Aircraft, au sein de l'organisation Satair à Hambourg. Pour être plus précis, je suis dans la vente de pièces détachées. 2020 est un nouveau défi: je change de poste et deviens A320 Lead FAL Customer Manager. En somme je serai Aircraft Delivery Manager/livreur d'avion A320.

Pourquoi avoir choisi ce métier, ce projet? 

Avec le recul, je suis persuadé qu'il existe un lien entre ma fascination tardive pour les Hélico et les avions et ma passion pour Star Wars depuis tout petit. Deux éléments sont pour moi fondamentaux: la gestion d’un produit qui m'impressionne au quotidien dans une entreprise de haute technologie et le contact clients. Après avoir passé presque 4 ans sur le terrain en tant que KAM au plus près du contact clients et de la machine, je voulais connaitre une fonction plus stratégique, celle de PM qui mêle  Marketing, forecasting et  maitrise du P&L (Profit & Loss). Je suis donc passé  d'une position de type firefighting du responsable commercial à celle d'un poste qui demande d'avoir une vision globale à moyen et long terme: je vois désormais la forêt au lieu de voir quelques arbres. Ce que je trouve fantastique dans ce métier : ne pas être ingénieur de formation mais être immergé dans le monde ultra technique de l'aéronautique et apprendre sur le terrain. En parallèle, j'ai réalisé de nombreuses formations ingénieur indispensables à la compréhension de l'environnement dans lequel j'évolue. Il s'agissait de compléter mon expérience académique et professionnelle de types commercial et managérial par un savoir théorique, en l’occurence des compétences techniques aéronautiques. Il faut s'accrocher et surtout briser le mythe qui consiste à penser que, parce qu’on n’a pas de MSc Aerospace Engineering, cet environnement serait impénétrable. Cependant, il faut être curieux et apprendre constamment pour combler le gap engineering.

A partir de quel moment avez-vous su que cette voie était faite pour vous ? 

En 2017, lorsque j'ai fait un break et laissé mes quatre années chez Airbus Helicopters afin de faire un Executive MSc en Administration Publique à la London School of Economics (LSE) et alors que je songeais à postuler aux United Nations, mon métier me manquait et j’ai souhaité revenir chez Airbus!

Comment êtes-vous arrivé(e)s où vous en êtes aujourd’hui dans votre carrière professionnelle ? (Les grandes étapes à prendre en compte) 

Je pense tout de suite à Dominique Andreani (Alumni lui aussi!), directeur commercial de la filiale du Chili chez Airbus à l'époque, qui m'a tendu la main, recruté et fait confiance pour prendre les comptes Support&Services de la Bolivie et du Pérou et plus tard du Panama, alors que c'était mon premier job! Ce poste à l'international a été une étape importante car cela a confirmé tant mon envie de travailler à l'étranger dans une entreprise française que mon profil commercial à l’international. Par la suite, le leadership transformationnel de mon mentor, Pierre Marie Goût, m’a inspiré en termes de valeur de travail: être « juste et respectueux au travail et avoir un esprit de conquête ». Mon passage à la LSE a élargi mes horizons en sciences politiques et développé mon profil international. Mon installation en Allemagne a été essentiel dans mon développement professionnel et personnel: l’apprentissage d’une quatrième langue qui m’a permis de parler la  langue maternelle de ma femme et de comprendre davantage le monde avec la découverte de nouvelles nuances accompagnée d’une nouvelle palette de couleurs, d’un bon choc culturel et d’un dépaysement total en perspective!

Que vous ont apporté vos études dans cette réalisation personnelle et/ou professionnelle? 

Le plus grand apport de TBS concerne les soft skills appris au travers des nombreux tissus sociaux de l'école. Ils sont indispensables pour développer sa capacité d’adaptation à toute épreuve! Ce sont justement ces compétences cruciales qui permettent d’évoluer dans un environnement technique comme le mien avec confiance et sans s’autocensurer face à certains métiers.

Où vous voyez-vous dans dix ans ?

Dans une filiale d‘Airbus en Amérique Latine en sales! Pourquoi pas au Mexique? 

Comment vous positionnez-vous dans le réseau des alumni ?

Comment le réseau alumni a-t-il été un appui pour vous?  

Je me suis lancé dans l'aventure Alumni à Santiago du Chili en 2013 où nous étions un petit groupe mixte de 15 Franco-chiliens ! Cela a été un beau moyen de densifier mon tissu social dans un pays nouveau! Depuis, je m'investis à Hambourg où nous sommes une trentaine de franco-allemands. Nous souhaitons, entre autres, renforcer la réputation et l’attractivité de TBS, notamment le cluster Aerospace, dans cette ville qui est la 3eme métropole mondiale en termes d’aviation commerciale après Toulouse et Seattle. Afin d’approfondir ce sujet nous savons que nous pouvons compter sur les talents de l’Aerospace MBA Director Dr. Christophe Benaroya avec qui je garde un excellent contact ainsi que Florence Ramillon qui fait rayonner l’école également grace aux multiples partenariat internationaux d’excellence qu’elle développe. 

Comment recommanderiez-vous son utilisation ?

Si l’international vous intéresse, n’hésitez pas à contacter les alumni implantés à l’étranger pour leur demander conseil à travers leur histoire. Ils vous tendront la main et seront source d'inspiration pour, à votre tour, prendre votre envol. 

Quels conseils donneriez-vous aux alumni de TBS, étudiants ou diplômés ?

treat others the way you want to be treated. Et restez humble à toute épreuve.

Enfin, acceptez-vous que les Alumni vous contactent directement, s'ils sont intéressés par votre parcours ? 

Oui.


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