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Matthieu SENMARTIN partage son expérience internationale

02 août 2022 Portraits / Podcasts

Pourquoi avoir fait le choix de TBS Education il y a quelques années ? 

 

J’ai choisi de rejoindre TBS Education pour le cycle Master après un DUT Techniques de Commercialisation et un échange universitaire en Norvège pour ma Licence 3. Je me rappelle encore les phases d’admission, j’avais fait le tour de France de plusieurs écoles. Finalement, j’ai eu un excellent feeling lors des oraux à TBS Education. J’ai réellement eu une alchimie avec cette école. Cet excellent ressenti croisé avec le prestige de l’école et le bon accueil n’ont fait que confirmer mon envie de rejoindre TBS Education. 

 

En plus, j’avais choisi un parcours business international, ce qui m’a permis d’être intégré à des étudiants internationaux et de suivre des cours avec une véritable ouverture sur le monde. C’est lors de mon année de césure entre les deux années de Master que j’ai pu suivre 2 stages de 6 mois. Le premier en tant qu’assistant marketing chez Airbus, pour le second, je souhaitais vraiment partir à l’étranger, j’ai donc intégré JC Decaux à Abu Dhabi aux Emirats Arabes Unis en tant qu’assistant marketing et business développement. Enfin, j’ai effectué mon stage de fin d’étude à Bali, au sein d’une agence de voyage. 

 

Quelle a été votre parcours professionnel après TBS Education ? 

 

En rentrant en France, après mes six mois à Bali, j’ai réalisé que j’avais eu un véritable coup de cœur pour l’Indonésie ainsi que pour mon emploi chez Shanti Travel, une petite structure comparée à Airbus ou JC Decaux mais qui m'offrait de grandes responsabilités et un environnement de travail très dynamique. Ainsi, j’ai fait le choix de ne pas suivre la voie conventionnelle en renonçant à un CDI dans un grand groupe pour suivre mon instinct et repartir à Bali. D’ailleurs, je pense que mon parcours professionnel s’est beaucoup construit avec mon intuition, la même qui m’a poussé vers TBS Education et vers les différentes opportunités professionnelles que j’ai eus.

 

En 5 ans chez Shanti Travel, j’ai évolué passant de vendeur à responsable des ventes, en charge d'une équipe de 9 personnes. Puis, le covid a fait son apparition, le tourisme a connu un coup d’arrêt, surtout en Asie. J’ai donc dû m’adapter et trouver des solutions. Grâce au réseau, j’ai eu l’opportunité de rejoindre JOBtimise, cabinet de bilan de compétences et de coaching emploi. Au départ, il s’agissait seulement d’un complément d’activité, 100% à distance, quelques heures par semaine. Finalement, cette expérience professionnelle s’est transformée en travail à temps plein. J’ai d’abord été coach puis j’ai pu travailler sur des aspects plus commerciaux avec la gestion de la relation client, et maintenant, je suis directeur opérationnel.

 

JOBtimise permet à ses collaborateurs de travailler en full remote, c’est-à-dire en 100% télétravail. Grâce à ce nouveau mode de travail, j’ai fait le choix de vivre une partie de l’année à Bali et pour l’autre partie de revenir en France. Comme je le dis souvent, pour travailler j’ai seulement besoin de mon ordinateur, d’une prise et d’une connexion wifi, cela me laisse donc une grande flexibilité. Aujourd’hui, j’ai trouvé un certain équilibre et une stabilité entre la France et Bali. Ma position est d'autant plus avantageuse que JOBtimise développe ses activités en Asie.

 

En quoi consiste votre emploi chez JOBtimise ? 

 

JOBtimise connaît une très forte croissance ces dernières années et mes missions évoluent donc rapidement. Tout d’abord, il y a une grande partie commerciale car pour toutes les personnes qui entrent en contact avec JOBTimise, je suis leur interlocuteur afin de comprendre leur besoin et leur envie pour les conseiller vers la formule la plus adaptée à leur recherche. Je m’occupe aussi de vérifier que tout se passe bien tant qu’ils collaborent avec nous, c’est ce qu’on appelle le cycle de vie client, de la vente à la fin du processus, je m’assure que cela correspond à leur attente. 

 

Une journée-type comprend beaucoup de relationnel avec les clients mais aussi les partenaires, les entreprises et les recruteurs afin d’obtenir des informations sur le marché du travail. C’est également un grand aspect stratégique avec des décisions à prendre ou à évaluer et un aspect administratif, notamment la gestion des dossiers CPF puisque nous sommes accrédités par l'Etat. J'ai la chance d'avoir des missions très variées, aucune journée ne se ressemble !

 

Vous avez travaillé dans différents pays, comment s’adapter à chaque culture ? 

 

Je dirais que la capacité d’adaptation est le maitre mot. Il faut sans cesse se remettre en question et chercher à trouver des solutions, ne pas rester figé sur des aprioris ou des idées préconçues. C’est vrai qu’entre Abu Dhabi et Bali, les façons de travailler n’ont rien à voir, la communication avec les personnes et le relationnel sont aussi très différents. On ne s’adresse pas pareil à un Indonésien et à un Emirati. Même en Indonésie, il y a plusieurs îles et dans chaque île plusieurs façons de communiquer. C’est pourquoi il faut chercher des solutions, on ne peut pas se permettre d’être têtu et d’imposer son style, il faut vérifier le contexte. On est dans un monde qui change très vite, cela demande une grande capacité d’adaptation.

 

Pour moi, partir à l’autre bout du monde en ne connaissant personne, ce n’était pas une preuve de courage, c’était une grande volonté de découvrir de nouvelles choses, de se challenger. Si j’écoutais ce dont j’avais vraiment envie, je n’avais pas le choix. C’était quelque chose de vraiment fort en moi, je le ressentais. Bien évidemment, j’ai eu des moments de doute, de peur et même de solitude car à l’étranger les émotions sont décuplées mais à côté de ça j’ai fait des rencontres extraordinaires et c’est une ouverture d’esprit incroyable. 

 

En revanche, je ne suis pas non plus parti pour partir, je essayé de le faire intelligemment, je n’ai pas accepté n’importe quoi. Mes objectifs étaient clairs, il m’a suffi de sauter le pas quand les opportunités se présentaient : le Kairos ! Je pense sincèrement qu’après ses études ou lors d’une année de césure, c’est le bon moment pour vivre une expérience internationale. Plus tard c’est plus difficile quand on est déjà intégré dans la vie active, il faut savoir saisir l’opportunité quand elle se présente. Cela provoque beaucoup d’émotions, lorsqu’on arrive dans un pays avec sa valise sans connaitre la culture, c’est comme un nouveau livre qu’on ouvre et qu’on veut découvrir. Tout est nouveau, du plus simple comme faire des courses à la langue parlée mais il se passe toujours des choses intéressantes et excitantes. 

 

Quels conseils pouvez-vous donner aux Alumni qui souhaiteraient s’expatrier ?

 

Je pense qu’il est très important de se créer un réseau dès son entrée à l’école. Le réseau est une aide précieuse, même à l’autre bout du monde. A l’étranger, même si c’est le travail qui m’a permis d’agrandir mon réseau, c’est surtout le sport qui m’a fait rencontrer des personnes qui ont des profils très différents du mien. Dans le cadre professionnel, on est souvent entouré de personnes ayant les mêmes aspirations et influences que nous, alors que dans le sport, les personnes sont très variées, viennent de milieux sociaux différents. C’est pourquoi, il ne faut pas hésiter à aller à la rencontre de nouvelles personnes, en dehors de notre cadre professionnel. 

 

Je conseille également de consulter les sites web de français à l’étranger car aussi loin, le besoin de s’entourer d’européen ou de français est naturel afin de recréer des repères, même si le but d’une expatriation reste de se mêler à la population locale. LinkedIn est également un outil précieux qui permet d’entrer en relation avec différentes personnes. Il faut oser aller vers les autres afin de prendre contact avec des personnes que l’on ne connait pas, cela permet des rencontres intéressantes et ça en vaut vraiment la peine.

 

Quels conseils donneriez-vous aux Alumni pour accroitre leur employabilité ? 

 

Il ne faut pas sous-estimer la puissance du réseau car c’est une arme importante dans le monde du travail. Le réseau ça fonctionne partout, dans tous les pays, il est vraiment essentiel.

 

Aussi, et c’est d’ailleurs peut-être le plus important, il faut faire ce que l’on aime et ce qu’on a envie de faire car ça se ressent lors des entretiens et les recruteurs y sont particulièrement sensibles. Je pense également qu’il faut faire les choses avec sincérité, être sincèrement intéressé par les autres. 

 

 

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