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17 septembre 2019

Eléanor (TBS 2023), 19 ans et déjà pilote privée !

Cadette de l’air et pilote privée à seulement 19 ans, Eléanor Sohier préfère être dans les airs, mais garde les pieds sur terre.

Chemise courte relevée par des épaulettes et foulard noué en cravate, la jeune femme de 19 ans impressionne. À propos de sa tenue, ses camarades, licenciés de l'aéroclub de Beauvais, s'interrogent, non sans admiration. « Je viens de rentrer de Suisse ! » annonce-t-elle, devançant les questions. Alors tout le monde la félicite.

Eléanor Sohier est cadette de l'air, une des plus anciennes institutions aéronautique au monde. Comme elle, ils étaient plus de 550 jeunes, dont 18 Français, à être répartis cet été dans le monde entier, pour participer à un échange international de quinze jours. Le but : découvrir le patrimoine aéronautique d'un pays étranger. Une fierté pour la jeune pilote, qui a déjà participé dans le passé à plusieurs raids aériens, notamment en Argentine et au Sénégal.

Du baptême de l'air à la vocation

À l'aéroclub, qui prolonge l'aéroport de Beauvais, Eléanor est en terrain conquis. Elle y vient depuis ses 14 ans pour apprendre à voler, sur de petits avions légers, à deux places. « Mes parents ne savaient pas quoi m'offrir pour mon anniversaire. Ils regardaient les cadeaux insolites et sont tombés sur un baptême de l'air. Après 30 minutes de vol, j'ai demandé à faire une ou deux heures de plus. »

Depuis, elle a 350 heures de vol à son actif et est officiellement pilote privée, ce qui lui permet de piloter partout en Europe. Ça ressemblerait presque à un heureux hasard, si la jeune brune à l'œil vif ne donnait pas tant l'impression d'être faite pour ça.

Alors qu'elle n'a que 17 ans, pas de permis voiture, mais un brevet de pilote en poche, l'adolescente se sert d'un avion pour se conduire à Amiens, rejoindre des amis. « Un moyen comme un autre de se déplacer », après tout.

Transmettre le goût du ciel

Après un baccalauréat scientifique au lycée Jeanne-Hachette de Beauvais, Eléanor s'est envolée à Lille où elle a suivi une classe préparatoire aux écoles de commerce. Et en ce mois de septembre, elle quittera le grand Nord pour la ville rose et intégrera Toulouse Business School. Un cursus qui la mènera quoi qu'il en soit dans les airs.

« Je ne suis pas quelqu'un qui fait beaucoup la fête. J'aime travailler », confie la pilote, sans ambages. Pas de répit donc, même pendant ses vacances d'été. La jeune érudite a commencé la formation pour devenir pilote de ligne. Mais ce qu'Eléanor préfère, c'est transmettre sa passion.

Piloter, un jeu d'enfants

« Ce n'est pas tant une histoire de compétences que de rapports humains », analyse celle qui a déjà fait voler une dizaine de néophytes des airs. « Il faut avoir une confiance absolue pour laisser piloter des petits », assume la Beauvaisienne, qui soutient néanmoins que l'exercice ressemble à un jeu d'enfant.

Assise dans son Piper Aircraft « un peu vieillot », elle pointe avec simplicité et pédagogie toutes les composantes du tableau de bord. Peur ? Ce sentiment ne la connaît guère dans les airs. « J'ai beaucoup plus peur en conduisant une voiture qu'en pilotant », lâche-t-elle. Chez Eléanor, la menace viendrait plutôt d'en bas. Sans oublier que le métier est majoritairement masculin. « Je ne me laisse pas marcher sur les pieds », rétorque celle qui tient le ciel en respect. 

Source: http://www.leparisien.fr/oise-60/beauvais-eleanor-19-ans-et-deja-pilote-privee-07-09-2019-8147460.php

 

 


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