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19 mai 2020
Portraits

Augustin SAVARIT (TBS 2019) - Chargé de mission auprès du Président du MEDEF

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Fraîchement diplômé d'un double diplôme entre TBS et l'IEP de Toulouse, Augustin Savarit (TBS 2019), nous dévoile son parcours toulousain ! 

Pourquoi avez-vous choisi Toulouse, et TBS, pour suivre vos études ?

Cocteau écrivait « la jeunesse sait ce qu’elle ne veut pas avant de savoir ce qu’elle veut ». Force est de constater que je n’ai pas dérogé à cette règle au lendemain de l’obtention de mon baccalauréat. J’ai tout d’abord réalisé deux années de classes préparatoires au lycée Montaigne à Bordeaux, non pas dans l’idée d’intégrer une école en particulier mais parce que je ne me sentais pas assez mature pour aller à la fac. Ce choix inversé, d’aucuns diraient par défaut, a sûrement été la meilleure décision que j’ai pu prendre tant ces deux années ont été stimulantes et enrichissantes.

C’est avec un soupçon de nostalgie anticipée que j’ai passé les concours des grandes écoles. Le défi était double, les réussir bien évidemment, mais aussi tenter de retrouver les matières qui m’avaient fait vibrer en prépa : la philosophie, la culture générale, l’économie ou encore les langues étrangères. Difficile d’imaginer qu’une école de commerce puisse proposer tout cela. TBS l’a pourtant fait en dispensant des cours de qualité et en proposant aux étudiants curieux des doubles diplômes qui sont autant de cordes à notre arc. C’est pour cette raison que j’ai choisi TBS, et par voie de conséquence Toulouse, qui après Bordeaux, a souligné mon inexorable attirance pour le sud-ouest.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours étudiant à TBS ?

Là où certains nourrissent un projet professionnel clair depuis le plus jeune âge, j’ai longtemps été indécis, hésitant entre secteur privé et public, deux mondes que tout semble opposer. Aussi, puisque choisir, c’est renoncer, j’ai renoncé à choisir en conciliant les deux. J’ai en effet tenu à ce que ma formation mais également mes expériences professionnelles soient le reflet de mon intérêt pour ces deux mondes.

C’est ainsi qu’à la fin de ma première année à TBS, j’ai réalisé un stage au sein du groupe aéronautique Safran, où j’ai pu mettre en application l’ensemble des méthodes de travail enseignées en école de commerce. Puis, j’ai postulé au double diplôme avec Sciences Po Toulouse et ai intégré le Master Conseil et Expertise de l’Action Publique (CEAP) de l’IEP qui m’a permis de mieux appréhender les outils de l’élaboration et de la conduite des politiques publiques, en particulier par le biais d’une analyse comparative des systèmes administratifs en France et en Europe.

En parallèle de cette année à Sciences Po Toulouse, j’ai eu l’honneur durant 9 mois de faire partie du Comité Jeune J22 lancé par le Premier Ministre dans le cadre de la démarche Action Publique 2022. Ce comité avait pour mandat de proposer des pistes de transformation concrètes des services publics et des administrations, dans les domaines de la santé, de la justice, de la sécurité, de la formation et de l’éducation. Je me suis personnellement spécialisé dans les thématiques de réforme de l’enseignement en France, au sein du groupe Éducation. À partir d’entretiens avec l’ensemble des parties prenantes de la politique éducative (Ministres, Directeur d’Administration Centrale, chefs d’établissement, parents d’élèves…), mon analyse a porté sur deux grands défis : l’ouverture et une plus grande attractivité du métier d’enseignant et une plus grande adéquation de l’enseignement secondaire (collège/lycée) avec les enjeux du monde professionnel. Cette expérience m’a donné l’envie de m’investir plus avant dans la conception et la mise en œuvre des politiques publiques de l’État.

Fort de cette première expérience, j’ai ensuite réalisé un stage au sein de la Direction Interministérielle de la Transformation Publique (DITP – Ministère de l’Action et des Comptes Publics). J’ai notamment participé à l’élaboration de l’offre de formation de l’Université de la Transformation Publique, projet créé ex nihilo ayant pour but de former les managers et leurs équipes aux enjeux de la transformation publique, dans un contexte marqué par des attentes fortes de la qualité de service aux usagers, l’amélioration des conditions de travail des agents et la maîtrise des dépenses publiques.

Enfin, lors de ma dernière année à Sciences Po Toulouse, j’ai décidé d’approfondir plus encore ma connaissance de la Haute Fonction Publique et de la transformation de l’État. Ainsi, dans le cadre de mon stage de fin d’études, j’ai adressé ma candidature au cabinet du Ministre de l’Action et des Comptes Publics, et plus précisément au Conseiller en charge de la fonction publique et de la réforme de l’État. Ma candidature retenue, j’ai eu la chance d’intégrer le cabinet alors que de nombreux grands chantiers étaient en cours (lancement du prélèvement à la source, projet de loi visant à réformer la fonction publique, Brexit, loi PACTE, Loi pour un État au service d’une société de confiance...), rendant mes missions hautement stimulantes, tant sur le plan intellectuel que physique.

Dans quelle optique êtes-vous entré dans la vie active après le diplôme ? Quelles étaient vos motivations ?

À l’image de mon cursus universitaire, je souhaitais que ma première étape dans la vie active puisse être à la frontière entre le monde du privé et celui du public. De même, après être passé en cabinet ministériel, je désirais retrouver le même niveau d’intensité de travail et de stimulation intellectuelle.

Quelle est votre situation actuelle ? Pourquoi avoir choisi ce métier, ce projet ?

Je travaille actuellement au sein du cabinet du Président du MEDEF et suis notamment en charge de ses interventions. Cette opportunité correspondait totalement à mes attentes, me permettant en effet d’échanger aussi bien avec la sphère publique que privée mais aussi de retrouver le fonctionnement d’un cabinet.

A partir de quel moment avez-vous su que cette voie était faite pour vous ?

Depuis la classe préparatoire, j’ai développé un intérêt tout particulier pour la philosophie, la littérature et les sciences économiques. Les khôlles (ou colles pour les non-initiés) et les dissertations dans ces matières relevaient davantage du plaisir que de la nécessité, me permettant progressivement d’aiguiser ma plume, mes idées et mes mots. C’est à ce moment précis que j’ai décidé de miser sur cette appétence et d’en faire un atout.

Que vous ont apporté vos études dans votre vie personnelle et professionnelle ?

La prépa m’a permis d’acquérir une méthodologie de travail qui me sert encore aujourd’hui. Mon double cursus m’a quant à lui ouvert au monde de l’entreprise mais aussi à celui de la sphère publique. Enfin, mes stages ont confirmé mon attrait pour ces deux environnements et ont nourri ma réflexion concernant ma carrière professionnelle.

Quels conseils donneriez-vous aux alumni de TBS, étudiants ou diplômés ?

Tout d’abord, je les féliciterais d’avoir choisi TBS. Ensuite, je leur conseillerais d’être curieux. S’il est bien un moment pour s’enrichir sur le plan intellectuel mais aussi des expériences, c’est celui des études supérieures. TBS propose de nombreux doubles diplômes qui sont autant d’occasions d’acquérir de nouveaux savoirs et de faire la différence sur le marché du travail. Enfin, réalisez autant de stages que votre cursus le permet. Ce sera l’occasion d’infirmer ou de confirmer l’idée que vous aviez d’un secteur ou d’un poste, de construire une première expérience professionnelle mais aussi de nourrir votre réseau.

Enfin, acceptez-vous que les alumni vous contactent directement, s'ils sont intéressés par votre parcours ?

Avec grand plaisir ! 

NB : Pour contacter Augustin Savarit, vous devez être connecté et cotisant.



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